Cette remarquable maison moderniste de 1969 a été dessinée par l’architecte Michiel Viérin et constitue un bel exemple préservé de l’architecture résidentielle progressiste de l’après-guerre. Elle s’inscrit dans un quartier résidentiel singulier, conçu selon une vision moderniste affirmée accordant une place essentielle à la lumière, à l’espace, à la fonctionnalité et à la végétation. Viérin y réunit ces principes dans une composition claire et équilibrée, associant de larges surfaces vitrées, la brique et le béton laissés apparents, des surfaces peintes en blanc et de chaleureux éléments intérieurs en bois. Au fil des années, la maison a conservé une remarquable authenticité et a récemment bénéficié d’améliorations ciblées en matière de confort et de durabilité, toujours dans le respect de son caractère architectural d’origine.
Une réalisation de l’architecte Michiel Viérin
La signature de Michiel Viérin reste aujourd’hui particulièrement lisible dans l’ensemble de la maison. Celle-ci a vu le jour à une époque où une génération d’architectes de l’après-guerre repensait en profondeur la manière d’habiter. L’architecture ne devait pas seulement convaincre sur le plan esthétique, mais avant tout être agréable, fonctionnelle et humaine. Lumière, air et végétation devenaient des composantes essentielles de la qualité de vie, tandis que l’organisation intérieure devait accompagner le quotidien avec évidence.
Cette philosophie s’inscrit pleinement dans le mouvement moderniste plus large de l’époque. Des architectes tels que Renaat Braem, fortement engagés sur le plan social et influencés notamment par des figures internationales comme Le Corbusier, ont contribué à faire émerger une nouvelle culture de l’habitat. Des quartiers entiers furent conçus selon ces principes, avec pour ambition d’offrir des maisons familiales confortables dans un environnement verdoyant. Aujourd’hui, ces ensembles stylistiquement cohérents sont particulièrement recherchés, surtout lorsque l’architecture et la composition spatiale d’origine ont été soigneusement préservées.
Viérin traduit ici ces principes dans une habitation rationnelle et lisible, mais jamais froide. L’association de la brique apparente, du béton, des surfaces blanches et du bois crée une palette de matériaux riche mais maîtrisée. De grandes baies vitrées font entrer le paysage dans la maison, tandis qu’une circulation fluide et un mobilier intégré soigneusement conçu apportent calme et ordre à l’ensemble.
Une expression intacte des années soixante
La façade avant constitue à elle seule un remarquable témoignage de son époque. Lignes horizontales, éléments vitrés, auvents en béton apparent et contrastes affirmés de couleurs et de matériaux lui confèrent ce langage optimiste si caractéristique de la fin des années soixante. L’architecture est forte sans être démonstrative et s’intègre naturellement dans son environnement grâce à son horizontalité.
À l’intérieur, le même vocabulaire architectural se poursuit avec cohérence. L’escalier en bois d’origine, le parquet, les sols carrelés pleins de caractère et surtout les nombreux éléments fixes en bois participent pleinement à l’identité de la maison. Placards muraux, bureaux intégrés et autres éléments sur mesure montrent à quel point architecture et intérieur ont ici été pensés comme un seul ensemble cohérent.
L’attention portée à la fonctionnalité est également typique de la période. Les surfaces sont exploitées avec intelligence, les rangements sont soigneusement intégrés et la circulation à travers la maison semble naturelle et intuitive. Il en résulte un intérieur aux perspectives claires et à la grande sérénité spatiale.
Lumière, espace et végétation comme fil conducteur
Le séjour constitue le cœur de la maison et illustre particulièrement bien la manière dont Viérin travaillait la lumière et les perspectives. L’escalier en bois d’origine mène à un espace de vie lumineux où la brique, le bois et la lumière naturelle créent une atmosphère chaleureuse. Une ouverture zénithale apporte un supplément de lumière au centre de la maison, tandis que les larges fenêtres cadrent le jardin comme un paysage vivant.
Le séjour s’ouvre directement sur une généreuse terrasse couverte. Intérieur et extérieur se prolongent ici presque sans rupture, permettant à cette terrasse de fonctionner comme une véritable pièce supplémentaire durant une grande partie de l’année. Il s’agit d’un geste architectural simple mais particulièrement efficace, qui conserve aujourd’hui encore toute sa pertinence.
La maison dispose de quatre chambres et offre ainsi un espace confortable pour une famille, le télétravail ou l’accueil d’invités. La cuisine et la salle de bains, équipée d’une baignoire et d’une douche, conservent elles aussi clairement l’atmosphère de leur époque tout en ayant été soigneusement entretenues.
Une maison pensée autour de son jardin
Le jardin orienté au sud entoure la maison et s’inscrit harmonieusement dans un paysage légèrement vallonné. Arbres matures, haies et plantations créent un cadre résidentiel verdoyant et protégé, où intimité et ouverture se répondent.
Depuis plusieurs pièces, de longues perspectives s’ouvrent vers la végétation. Le paysage reste ainsi constamment présent dans l’intérieur et évolue avec la lumière et les saisons. Le jardin n’est donc pas traité comme un simple espace résiduel autour du bâtiment, mais comme une composante essentielle de l’expérience architecturale.
Cette relation étroite entre maison et paysage constitue l’une des grandes qualités du projet. Les larges baies vitrées, la terrasse couverte et l’architecture horizontale permettent à l’habitation de s’ouvrir naturellement sur son environnement.
Une authenticité préservée, soigneusement améliorée
L’un des grands atouts de la maison réside dans la manière dont son caractère d’origine a été préservé tout en bénéficiant d’investissements importants en matière de confort et de durabilité. Les interventions ont été réalisées avec respect pour l’architecture et sans effacer l’atmosphère typiquement sixties du projet.
La toiture a ainsi été isolée, du double vitrage et de nouvelles portes ont été installés, et l’installation électrique a été mise en conformité. La maison a également été équipée de la climatisation et d’un système de ventilation. Des travaux de plafonnage et de peinture ont été réalisés, tandis que le parquet de caractère a fait l’objet d’une restauration soignée.
Il en résulte une combinaison particulièrement intéressante entre authenticité et confort contemporain. Les éléments présentant une valeur architecturale ont été conservés, tandis que les améliorations techniques soutiennent l’usage quotidien et les performances énergétiques de la maison. Les matériaux d’origine, les éléments fixes en bois et les proportions spatiales qui donnent toute son identité au projet de Viérin restent ainsi pleinement présents.
Un ensemble moderniste particulièrement cohérent
La maison dispose en outre d’un garage pour une voiture et est chauffée au gaz. Sa situation constitue également un atout important. Elle se trouve dans un quartier résidentiel verdoyant caractérisé par une architecture moderniste remarquablement cohérente, tout en restant facilement accessible depuis le centre et les principaux axes routiers.
C’est précisément la combinaison du dessin de Michiel Viérin, des éléments intérieurs authentiquement conservés et de la cohérence architecturale du quartier qui rend cette maison si particulière. Il ne s’agit pas ici d’une habitation à laquelle on aurait ajouté rétrospectivement une esthétique rétro, mais d’une architecture originale des années soixante dont les qualités restent aujourd’hui pleinement perceptibles.
L’esprit sixties se retrouve dans la composition des façades, les contrastes de matériaux, le chaleureux mobilier en bois intégré, les généreuses surfaces vitrées et la relation naturelle avec le jardin. Les investissements récents permettent quant à eux de conjuguer cette authenticité architecturale avec un mode de vie plus confortable et plus durable.
Une réalisation rare et remarquablement préservée de l’architecte Michiel Viérin, destinée à ceux qui recherchent bien plus qu’une simple maison et savent apprécier la qualité des espaces, la richesse des matériaux et l’optimisme du modernisme de l’après-guerre.
| Referentie: | 1092 |
| Bouwjaar: | 1969 |
| Prijs: | € 745.000 |
| Type: | Woning |
| Oppervlakte grond: | 656 m² |
| Oppervlakte bewoonbaar: | 283 m² |
| Adres: | Gloriantlaan 4, Bertem, Belgique |
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| EPC: | 142 kWh/m² |
| Vergunning: | Ja |
| Dagvaarding: | Nee |
| Rechterlijke beslissing: | Nee |
| Voorkooprecht: | Nee |
| Verkavelings vergunning: | Ja |
| Stedenbouwkundige bestemming: | Woongebied |
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